Loi LOM : quels impacts pour les usagers des transports urbains?

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La nouvelle Loi d’Orientation sur les Mobilités, dite loi LOM ou Loi mobilités, a été adoptée par le Sénat le 17 septembre dernier. Son objectif est simple : rendre les déplacements du quotidien plus faciles, plus propres et moins coûteux. Pour cela, elle agit non seulement sur l’affichage et la billettique des transports publics (bus, métro, tramway), mais aussi sur le covoiturage, l’autopartage et les plateformes de VTC. Pour les usagers des transports en commun, quels sont les changements à venir ?

 A lire: la loi LOM, qu’est-ce que c’est ?

De nouvelles applis pour planifier les trajets

Avec le vote de la loi LOM, les collectivités ont jusqu’à 2021 pour proposer à leurs habitants des applis multimodales. Ces applis, publiques ou privées, doivent apporter une information complète sur toutes les offres de transport dans l’agglomération. Cela inclut l’offre publique, comme le bus, le train, le tram ou le métro, mais aussi les alternatives comme les services de VTC, le covoiturage et les services d’autopartage, ainsi que les véhicules et deux-roues en libre-service. En effet, la loi Mobilités, qui s’aligne sur une directive européenne, oblige désormais les sociétés de transport privées à rendre leurs données publiques.

Jeune femme dans un bus avec son smartphone

Des titres de transport simplifiés

Les applis développées grâce à la loi LOM afficheront les tarifs de chaque trajet et permettront de combiner plusieurs modes de transport (bus-train-vélo, par exemple) avec un seul ticket valable de porte à porte. Ces offres numériques qui proposent du tout-en-un s’inspirent de ce qui se fait déjà en Europe du Nord. C’est ce qu’on appelle « mobility as a service », ou la mobilité à la carte.

Du nouveau pour les bus de nuit

Afin de faciliter le déplacement en toute sécurité des usagers, l’arrêt à la demande devient généralisé sur les lignes de bus nocturnes. Le gouvernement répond ainsi de manière concrète au sentiment d’insécurité des femmes lorsqu’elles doivent regagner leur domicile de nuit.

Une prime pour le covoiturage et le vélo

Les salariés pourront recevoir jusqu’à 400 euros/an, pour se rendre au bureau à vélo ou en covoiturage. En pratique, l’Etat ajoutera désormais 200 euros à la participation des employeurs à l’abonnement aux transports en commun. Place au vélo-boulot-dodo !

Pour aller plus loin

Pour en savoir plus sur les points-clés de la loi Mobilités 2019, rendez-vous sur le site du gouvernement pour retrouver le détail des cinq mesures-clés.